Le mouvement « No Bra » (sans soutien-gorge), popularisé pendant les confinements, a largement dépassé le cadre du domicile. De nombreuses femmes ne souhaitent plus revenir en arrière et subir les armatures, les bretelles qui scient et l’inconfort digestif. Mais franchir le pas de l’open-space sans lingerie soulève des questions délicates. A-t-on le droit de venir pas de soutien-gorge au travail ? Comment gérer le regard des collègues et assumer ce choix de liberté corporelle dans un environnement professionnel ?
Les infos à retenir
- ⚖️ Le droit : Le Code du travail n’impose pas le port du soutien-gorge. Un employeur ne peut pas vous l’imposer, sauf impératif de sécurité ou d’hygiène justifié.
- 👀 Le regard social : Si la loi est de votre côté, les normes sociales et le jugement des collègues restent un frein réel. La « décence » reste une notion subjective dans le règlement intérieur.
- 🌸 Le confort avant tout : L’abandon du soutien-gorge favorise la circulation sanguine, la respiration et renforce naturellement les muscles pectoraux.
- 💡 L’art du camouflage : Matières épaisses, superpositions, cache-tétons : il existe mille astuces pour être « No Bra » sans que cela ne soit visuellement flagrant.
Que dit la loi ? Liberté vs « Tenue correcte »
Juridiquement, c’est clair : aucune loi n’oblige une femme à porter un soutien-gorge, pas plus qu’elle n’oblige un homme à porter un slip. L’employeur peut imposer une « tenue correcte », mais définir l’absence de sous-vêtement invisible comme « incorrect » serait juridiquement périlleux et pourrait être qualifié de sexisme.
Cependant, la nuance réside dans le trouble manifeste. Si votre tenue est jugée provocante ou indécente (transparence totale par exemple) au regard de votre fonction (contact client), l’employeur pourrait faire une remarque. Mais le simple relief d’un téton sous un pull ne constitue pas une faute professionnelle.
Comment passer au No Bra au bureau incognito ?
Pour beaucoup, l’objectif n’est pas de militer torse bombé, mais simplement d’être à l’aise sans attirer l’attention sur sa poitrine. Voici les stratégies pour sauter le pas en douceur.
Les matières et les coupes amies
Évitez les chemisiers en soie fine ou les t-shirts blancs moulants qui ne pardonnent rien.
Privilégiez :
- Les mailles et tricots : Un pull en laine ou en maille côtelée camoufle parfaitement les reliefs.
- Les imprimés : Les motifs chargés (fleurs, géométrie) trompent l’œil et rendent les volumes de la poitrine illisibles.
- Les poches poitrines : Une chemise avec deux poches à rabat sur la poitrine est l’armure idéale.
- Le layering (superposition) : Un débardeur sous une chemise, ou un blazer par-dessus un top, offrent une sécurité visuelle totale.
Les accessoires de transition
Si vous avez peur de la climatisation (et de l’effet « pointage » qui va avec), vous pouvez utiliser des cache-tétons en silicone (nippies). Ils lissent la poitrine tout en offrant la liberté du sans-armature. Les bralettes (brassières sans armature) ou les tops avec coques intégrées sont aussi d’excellents compromis pour commencer.

Les bienfaits ressentis au quotidien
Au-delà de l’acte féministe, c’est souvent une démarche de santé. Finies les marques rouges sous les seins le soir, fini le dos bloqué par une agrafe trop serrée. De nombreuses femmes témoignent d’une meilleure posture (on se tient plus droit naturellement sans le soutien artificiel) et d’une meilleure respiration. C’est un gain de charge mentale et physique considérable pour affronter des journées de 8 heures assise.
L’avis de l’expert : DRH (Directrice des Ressources Humaines)
« En tant que RH, je n’ai jamais eu à sanctionner une femme parce qu’elle ne portait pas de soutien-gorge. Le sujet est tabou. Tant que l’apparence générale reste professionnelle et soignée, personne ne va vérifier vos sous-vêtements. Le secret, c’est l’attitude. Si vous êtes mal à l’aise et que vous croisez les bras toute la journée, ça se verra. Si vous assumez et que vous êtes habillée correctement, personne ne remarquera rien. »
Conclusion : Une libération personnelle
Le « No Bra » au travail est moins une question de militantisme que de confort personnel. Commencez l’hiver, sous des gros pulls, pour vous habituer à la sensation. Vous verrez que le regard des autres est souvent bien moins insistant que ce que l’on imagine. Votre compétence ne se mesure pas à votre lingerie.
Foire Aux Questions (FAQ)
⚖️ Mon patron peut-il me faire une remarque ?
Il peut, mais il marche sur des œufs. Une remarque sur votre poitrine peut être assimilée à du harcèlement sexuel ou sexiste. Si cela arrive, demandez-lui poliment en quoi cela gêne l’exécution de votre travail.
📉 La poitrine tombe-t-elle si on ne porte rien ?
C’est un mythe. Au contraire, une étude française (Besançon) a montré que le port du soutien-gorge rendait les « ligaments de Cooper » paresseux. Sans soutien-gorge, le sein se remuscle naturellement et le téton remonte souvent légèrement.
☀️ Comment faire en été avec des vêtements légers ?
C’est plus difficile. Optez pour des robes amples, des tissus texturés (lin, crépon) ou des couleurs sombres. Les coques adhésives en silicone sont les meilleures alliées pour les tenues d’été légères.









