Enfant nommé Léandre, l'air triste dans une cour d'école, avec d'autres enfants qui chuchotent.

Moqueries sur le prénom Léandre : que faire et comment réagir ?

Vous avez choisi le prénom Léandre pour votre fils, un prénom que vous trouvez élégant et plein de caractère. Mais à l’école, ce choix devient une source de souffrance : votre enfant rentre à la maison en vous disant qu’on se moque de lui. C’est une situation qui brise le cœur des parents et qui génère de la colère et de la culpabilité. Comment réagir ?

Les infos à retenir

  • Un phénomène courant (malheureusement) : Les enfants trouvent toujours un prétexte à la moquerie (nom, physique, lunettes…). Le prénom n’est qu’un prétexte parmi d’autres.
  • ❤️ La priorité : l’estime de soi. Votre enfant ne doit pas avoir honte de son prénom. Votre rôle est de renforcer son estime de lui-même et de lui donner des outils pour répondre.
  • Ne pas minimiser, mais ne pas sur-réagir : Ne dites pas « c’est pas grave », mais ne prenez pas non plus l’affaire d’assaut au risque d’aggraver la situation. Écoutez et validez son émotion.
  • 🗣️ La solution passe par l’école : Si la moquerie est insistante et s’apparente à du harcèlement, un dialogue avec l’enseignant est indispensable pour qu’il gère la situation au sein de la classe.

Pourquoi les enfants se moquent-ils d’un prénom comme Léandre ?

L’univers de la cour de récréation est un microcosme où tout ce qui sort de la « norme » peut devenir une cible. Les enfants, en pleine construction sociale, testent les dynamiques de groupe. Léandre est un prénom à la fois classique et légèrement rare, qui peut surprendre. Les moqueries partent souvent de jeux de mots faciles (ex: « Léandre le tendre ») ou de sa sonorité. Ce n’est pas une attaque contre la beauté du prénom, mais une dynamique de groupe où les enfants testent le « maillon faible » pour voir comment il réagit.

Comment armer et rassurer son enfant à la maison ?

Votre réaction est fondamentale. Votre enfant ne doit surtout pas sentir que vous regrettez son prénom.

1. Valider son émotion

La première chose à faire est d’accueillir sa tristesse ou sa colère. Dites-lui : « Je comprends que ce soit blessant et désagréable d’entendre ça. » Le fait de se sentir compris et validé est la première étape de l’apaisement.

2. Renforcer la fierté du prénom

Racontez-lui pourquoi vous avez choisi ce prénom. Parlez-lui de sa belle signification (du grec « leôn », lion, et « andros », homme : « l’homme-lion ») ou de personnages historiques ou de fiction qui le portent. Donnez-lui des arguments qui le rendent fier de s’appeler ainsi. « Ton prénom a une histoire, il est fort, et c’est pour ça qu’on l’a choisi. »

3. Donner des outils de répartie

Aidez-le à préparer sa « défense ». L’objectif n’est pas la violence, mais l’autodérision ou l’indifférence. Vous pouvez lui suggérer des réponses types comme : « Et alors ? », « Tu n’as rien trouvé de plus original ? » ou simplement ignorer la moquerie. Le moqueur se nourrit de la réaction de sa victime ; l’absence de réaction le désarme.

Quand et comment faut-il intervenir auprès de l’école ?

Si les moqueries sont légères et passagères, l’apprentissage de la répartie peut suffire. Mais si elles deviennent répétées, quotidiennes, et qu’elles visent à isoler votre enfant (ce qui s’apparente à du harcèlement), vous devez intervenir. Prenez rendez-vous avec l’enseignant(e). Expliquez-lui la situation calmement, sans accuser, mais en lui faisant part de la souffrance de votre enfant. Demandez-lui d’être vigilant dans la cour et de faire un rappel à l’ordre collectif en classe sur le respect et l’acceptation des différences. L’enseignant a les outils pédagogiques pour gérer cette dynamique de groupe.

L’avis de la pédopsychologue

« L’enjeu, ce n’est pas le prénom, c’est l’estime de soi. La moquerie est un ‘test’ de la part des autres enfants. Si l’enfant moqué montre qu’il est solide, qu’il a confiance en lui et qu’il est fier de son nom, les moqueries cesseront très vite. Le travail des parents est donc moins de ‘défendre’ le prénom que de ‘renforcer’ l’enfant. C’est en lui disant ‘Nous t’aimons, nous aimons ton prénom, tu es formidable’ qu’on lui donne le bouclier le plus efficace. »


Transformer une faiblesse en une force

Entendre son enfant se faire moquer à cause du prénom qu’on lui a choisi est une épreuve. Mais c’est aussi une opportunité. En accompagnant votre enfant avec amour, en lui expliquant la valeur de son nom et en lui donnant les outils pour y répondre, vous ne faites pas que gérer un conflit : vous lui apprenez la résilience et la fierté d’être lui-même.


Foire Aux Questions (FAQ)

🤔 Ai-je fait une erreur en choisissant ce prénom ?

Non. Vous avez choisi un prénom que vous aimiez. Les enfants trouveront toujours un motif de moquerie : s’il ne s’était pas appelé Léandre, il se serait fait moquer de ses lunettes, de son nom de famille ou de son cartable. Le problème n’est pas le prénom, c’est la dynamique de groupe.

➡️ Faut-il lui proposer d’utiliser son deuxième prénom ?

C’est déconseillé, sauf si c’est sa propre demande. Lui proposer cela reviendrait à lui confirmer que son prénom est un problème et qu’il a raison d’en avoir honte, ce qui est l’inverse du but recherché.

⚖️ Changer de prénom est-il une solution ?

C’est une solution extrême et très longue, qui ne doit être envisagée qu’en dernier recours, si la souffrance de l’enfant est profonde et durable et s’il en fait lui-même la demande insistante. Une procédure de « changement de prénom pour motif légitime » (comme la moquerie) est possible, mais elle est complexe.

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